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L’ancre de
la barge est posée sur la partie arrière
de l’épave. Quelle précision !
Nous sommes à 52m de profondeur.
L’émotion
est grande lorsque nous survolons la structure délabrée,
apparemment endommagée par une mine sur laquelle
le navire aurait sauté. 20m séparent
la partie arrière de la partie avant.
Elles
forment approximativement un angle de 90°, et
l’hélice de bronze quadripale solitaire
trône sur le sable à mi-course environ.
Stéphane pose un instant à côté d’elle
pour la postérité.
Le tronçon
avant est en meilleur état, il représente
environ deux tiers de la longueur totale du bateau,
soit une cinquantaine de mètres approximativement.
Couchée sur son flanc droit, la coque est
couverte de grandes gorgones bleues qui s’agrippent
sur la face bâbord, orientée vers la
surface.
Un grand puit à chaîne s’ouvre
sur la proue. Un treuil massif occupe le pont avant.
Côté faune, Stéphane a déjà trouvé deux
mérous, dont un gros, des mostelles, des sars
et d’énormes chapons qui squattent entre
les tôles du navire.
En pleine eau, dentis
et liches sont souvent de la fête. Malheureusement,
le temps passe toujours trop vite, surtout par plus
de 50m de profondeur. Et c’est à regret
que nous regagnons lentement la surface. Pendant
que j’élimine l’excédent
d’azote, j’envisage déjà de
faire d’autres explorations sur cette épave
mystérieuse, avec l’espoir qu’elle
me dévoilera quelques uns de ses secrets engloutis…
(photos Georges
ANTONI)
(partie des propos tirés
d’un article écrit par George Antoni)
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