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En descendant dans
le bleu, nous nous assurons que ni la chaîne
ni l’ancre ne détruisent la faune et
la flore fixées sur les parois de ces rochers.
Une fois le mouillage assuré, nous glissons
vers le fond, le long d’une de ces bandes rocheuses
couvertes de splendides gorgones aux reflets pourpres.
En
s’approchant de cavités dans les rochers,
nous apercevons, en ombre chinoise, le profil d’une
superbe murène.
Une fois éclairée,
les taches jaunes de sa robe contrastent vivement
avec la roche plus sombre. Un peu plus loin, la tête
dépassant à peine au dessus des roches
de madrépores, un mérou nous observe
depuis quelques minutes.
S’approchant de lui
nous faisons fuir un, puis deux mérous plus
petits, qui s’étaient réfugier
derrière de grosses branches de gorgones.
Entraînant dans leur fuite le gros mérou,
tous ce petit monde se réfugient dans des
cavités situées à la base des
madrépores.
On arrive maintenant dans la zone
la plus profonde de la plongée. En fouillant
dans les cavités rocheuses nous pouvons admirer,
plusieurs chapons, de nombreuses mostelles et des
langoustes, mais ne nous attardons pas, il est bientôt
l’heure de remonter à la surface. Alors
que nous amorçons notre remontée, quel
ne fut pas notre surprise quand nous aperçûmes
un mur d’argent surgir du bleu…
des
pélamides, un banc d’une petite centaine
d’individus évoluant en parfaite synchronisation.
Ils s’approchent de nous, font deux petits
tours en rond et disparaissent comme ils sont apparus.
Il nous faut remonter avec un sentiment maillé de
joie et de frustration , la décompression
sera longue et cette apparition était
trop brève à notre goût. Mais
quelle chance d'avoir pu admirer, même un court
instant, ces poissons pélagiques venus du
large à notre rencontre.
(photos Georges
ANTONI)
(propos tirés du livre
de Georges Antoni « mes 50 plus belles
plongées en corse »)
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